Docteure en sociologie et chercheuse associée au CERLIS, Laura Giancaspero a soutenu en 2018 une thèse intitulée « L'art mural comme stratégie de survie des communautés rurales. Trois études de cas en milieu rural italien », préparée sous la direction de M. Bruno Péquignot. Actuellement, elle poursuit ses recherches sur les rapports entre l’art mural, l’espace publique et les communautés locales en prolongeant son analyse dans le contexte urbain, avec un intérêt particulier vis-à-vis des processus d’artification des quartiers de la diaspora italienne en Amérique du Nord.

Thèmes de recherche
  • Sociologie de l'art et de la culture
  • Écocritique
  • Géographie sociale
  • Patrimonialisation
  • Art et espace public
  • Identités collectives

Thèse soutenue le 21/12/2018 sous la direction de M. Bruno Péquignot

Composition du jury :

  • Bruno Péquignot, Professeur émérite des Universités, Université Sorbonne Nouvelle – Paris 3
  • Jean-Louis Fabiani, Directeur d'études à l'EHESS
  • Sylvia Girel, Maîtresse de conférences – HDR, Université d'Aix-Marseille
  • Pasquale Verdicchio, Professeur des Universités, University of California – San Diego
  • Olivier Thévenin, Professeur des Universités, Université Sorbonne Nouvelle – Paris 3

Résumé :

Ma thèse s'intéresse aux peintures murales en milieu rural, dans la péninsule italienne. A travers trois études de cas, elle propose d'analyser le phénomène muraliste comme l'expression des rapports écologiques des communautés locales avec leur environnement. L'étude de ce phénomène, mené en conjuguant l'approche géohistorique à l'ecocriticism, révèle que ces peintures murales représentent une riposte aux nombreuses fractures, territoriales, identitaires et écologiques, qui sont intervenues dans ces territoires ruraux à l'époque contemporaine. Tous ces changements ont, en effet, brisé les rapports séculaires que les communautés locales entretenaient avec leur territoire en menaçant leur même existence. Il s'agit d'un phénomène courant en Italie qui a entrainé l'abandon de nombreux villages ruraux. Dans le cas des trois villages analysés, la population locale a fait recours à l'art murale afin de se réapproprier les lieux et de redéfinir les rapports avec leur environnement, ce que enfin a garanti la survie des ces petites communautés.

Mots clés : Peintures murales – écocritique – géohistoire – art – patrimonialisation du quotidien

 Dernière publication
  • Giancaspero L, « La pratique muraliste comme vecteur de recomposition des liens territoriaux. Le cas des peintures murales de Cibiana di Cadore », Géographie des cultures populaires. Publics, pratiques, objets, numéro thématique de la revue « Géographie et cultures », Paris, L’Harmattan, à paraître en 2020
Activités d’enseignement
  • 2019-2020 Attachée temporaire d’enseignement et de recherche Université Paris Nanterre,
    • Socio-Économie des politiques culturelles (M1)
    • Méthodologie de l’enquête (M1)
    • Communication professionnelle (M1)
  • 2014 – 2019 Chargée de cours à L'Université Paris 13, UFR,Communication,  M2 « Dynamiques culturelles, politiques, espaces, pratiques ».
    • CM de Sociologie de la Culture (M2)
Pour en savoir plus

CV GIANCASPERO 2019