avant le 1er octobre – AAC pour une JE consacrée aux ‘Ages de la famille”

Appel à communications pour une Journée d’étude sur « Les âges de la famille » organisée par le comité de recherche 08 « Famille » de l’AISLF, et l’axe « Famille, Individualisation, Institutions » du CERLIS qui se tiendra le samedi 9 décembre 2017, Amphi Durkheim, Sorbonne, Paris.

Les propositions de communication pour cette journée d’étude sont à adresser avant le 1er octobre 2017 à un des membres du comité d’organisation, sous la forme d’un titre d’un petit résumé (2000 signes environ).

Les âges de la vie ne constituent plus une « partition homogène, collective, et structurante des existences ». Les trois séquences de référence (jeunesse, âge adulte, vieillesse) sont aujourd’hui brouillées car les seuils qui les séparent sont moins clairs et les chevauchements sont nombreux. Le recul de la tradition, des grandes structures normatives et de leurs rapports, et aussi l’instabilité professionnelle, ont conduit à une certaine dé-standardisation des âges. Il faut ajouter à ceci ce que Beck  nomme « la religion de l’amour » qui a eu pour effet progressif de déstabiliser l’institution du mariage par le développement du concubinage et surtout la croissance du divorce et de la séparation, et encore de nouvelles techniques de procréation, dissociées de l’âge « biologique », et enfin, l’ébranlement du modèle dominant de l’hétérosexualité. Raisonner en cycle de la vie familiale, comme cela était le cas jusque dans les années 70, avec les étapes du mariage, de la parentalité et du veuvage, n’a plus guère de sens. On peut ne pas se marier et donc rester strictement « célibataire » ; on peut recommencer ou non ; on peut recomposer ; on peut décider de passer à la case « parentalité » sans passer par la case « conjugalité », etc. L’univers des possibles s’est ouvert. La constitution de « nouveaux couples âgés », après 50 ans, après 60 ans, après 70 ans perturbe à la fois la division des classes d’âge et des âges de la famille. Cette ouverture ne signifie en rien que les mondes familiaux soient construits sans contraintes, de nouvelles normes accompagnent ces changements. Mais ce qui importe dans la perspective de cette rencontre c’est le brouillage du lien fort entre les âges de la vie et les étapes du cycle de la vie familiale. Celui-ci nous semble poser plusieurs interrogations : - La question de la durée dans la vie familiale. - La question de l’articulation entre « âge personnel » et rythme de la vie familiale ? - La question des générations; - La question des « âges » du couple...

L'appel à communications : AAC Les âges de la famille

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