Diane Galbaud est maîtresse de conférences associée en sciences de l’information et de la communication à l’Université Sorbonne Nouvelle – Paris 3 et au CERLIS. En parallèle, elle codirige une agence de communication scientifique, Mediathena, après avoir été journaliste et formatrice.

Thèmes de recherche
  • Biographie
  • Écrits personnels
  • Mémoire
  • Histoire des femmes
  • Histoire de la Shoah
  • Histoire du travail social
Thèse

"Comment devient-on "Juste" - L'itinéraire de Lucie Chevalley-Sabatier (1882-1979)", thèse en sciences de l’éducation à l’Université de Paris sous la direction de Rebecca Rogers, avec l’appui de la Fondation pour la Mémoire de la Shoah.

Soutenue le 28 juin 2021 devant un jury composé de : Mathias Gardet, professeur des universités, Université Paris 8 (rapporteur) ; Alya Aglan, professeure des universités, Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne (rapportrice) ; Laurent Joly, directeur de recherche, EHESS (examinateur) ; Martine Ruchat, professeure, Université de Genève (examinatrice) ; Rebecca Rogers, professeure des universités, Université de Paris, directrice de thèse.

 Résumé : Lucie Chevalley-Sabatier a cofondé en 1924 le bureau parisien du Service social d’aide aux émigrants (SSAE), puis a présidé cette association jusqu’en 1964. Dissoute en 2010, celle-ci venait en aide aux réfugiés et travailleurs immigrés dans le besoin. Sous l’Occupation, Lucie Chevalley-Sabatier a poursuivi ses activités à la tête du SSAE, en relation avec le gouvernement de Vichy. Mais en parallèle, elle a coordonné une association clandestine, l’Entraide temporaire, qui a organisé le sauvetage de Juifs, notamment d’enfants. Cette thèse biographique éclaire les éléments de son parcours qui permettent de comprendre ses comportements pendant la Seconde Guerre mondiale à partir d’archives publiques et privées. Ses choix sont replacés dans son environnement, en les rapportant au contexte familial, économique et social. Cette approche microhistorienne s’attache à montrer que ses actes ne relèvent pas que d’une logique individuelle, mais qu’ils s’inscrivent dans des groupes d’appartenance. À travers l’analyse de la vie de Lucie Chevalley-Sabatier, ce sont des réseaux qui se font jour, témoignant d’une histoire collective. En suivant le fil de son parcours, une génération de femmes est ainsi mise en lumière, conjuguant féminisme, travail social et souvent protestantisme.

Enseignement
  • Maîtresse de conférences associée en sciences de l’information et de la communication à l’Université Sorbonne Nouvelle.
Dernières communications
  • « Une organisation de sauvetage des Juifs à Paris : l’Entraide temporaire », séminaire « Acteurs et institutions ordinaires face à la persécution des Juifs pendant la Seconde Guerre mondiale. Le cas de Paris et des villes européennes », EHESS, Paris (à distance), 12 mars 2021.
  • « Lucie Chevalley-Sabatier, entre conformisme apparent et audace personnelle », Women in French UK 15th Biennial Conference, Women and Power in French and Francophone Cultures and Societies, Hinsley Hall, Leeds (Grande-Bretagne), 17 au 19 mai 2019.
  • « Lucie Chevalley-Sabatier, l’audace personnelle sous tutelle protestante », journée d’étude des doctorants du CéSor (Centre d’études en sciences sociales du religieux) « Quand le fait religieux travaille les identités : discours, pratiques et représentations », EHESS, Paris, 29 juin 2018.
  • « Lucie Chevalley-Sabatier : un “ausweis” providentiel pour venir en aide aux populations persécutées », colloque « Frontières. Circulations, vie quotidienne, illégalités (1939-1945) », Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne, Paris, 24 février 2018.
  • « Revisiter l'histoire de la Shoah à travers la biographie d'une femme, Lucie Chevalley-Sabatier », séminaire des boursiers/“jeunes” chercheurs soutenus par la Fondation pour la Mémoire de la Shoah, Mémorial de la Shoah et Institut historique allemand, Paris, 9 et 10 janvier 2018.
Dernières publications
  • « Lucie Chevalley-Sabatier. Un ‘ausweis’ providentiel pour venir en aide aux populations persécutées », Cahiers du Sirice, Unité mixte de recherche (UMR) Sorbonne-Identités, relations internationales et civilisations de l'Europe, 2019/1, n° 22, pp. 31-54.
  • « Bernard Delpal & Philippe Hanus (dir.), Résistances juives. Solidarités, réseaux, parcours. Lyon, éditions Libel, 2018, 280 p. », Femmes, Genre, Histoire, vol. 48, n° 2, 2018, p. 319.
  • « Nouveaux regards sur la Shoah », Sciences Humaines, n° 298, décembre 2017.
  • « Comment aborder la Shoah en classe ? », Le Monde de l’Éducation, n° 333, février 2005.
 

Réseaux Sociaux