Après une année d’enseignement du français auprès d’un public étranger de niveaux primaire et collège, puis un master en sciences du langage, mon travail de thèse traite de la mise en catégorie de l’enfance d’un point de vue sociolinguistique. Je m’intéresse aux discours portant sur les relations de pouvoir entre enfants et adultes, et aux façons dont la production de discours portant sur un tel objet peut le faire évoluer en rejouant un certain ordre de domination ou au contraire en le remettant en question.

Titre provisoire de la thèse

Les enfants face aux discours du pouvoir : Subjectivations et positionnements discursifs d’enfants par rapport aux discours du pouvoir scolaire.

  • Inscrit depuis Septembre 2020,
  • sous la direction de Cécile Canut (Université de Paris – CERLIS) et de Patricia Lambert (ENS Lyon – ICAR).

Projet de thèse

En mettant en regard des discours institutionnels et des discours d’enfants portant sur la notion d'enfance et les relations adultes/enfants, ce travail de thèse a pour enjeu d’aborder la question du rôle du langage dans la construction des rapports de pouvoir entre enfants et adultes, et dans la construction d’inégalités sociales à l’école. Ainsi, cette recherche vise à pointer des liens entre des différences dans les processus de socialisation langagière des enfants pouvant mener à des difficultés d’accès à certaines positions sociales, et les processus de domination adulte.
Il s’agira de montrer comment cela se traduit en discours à travers une étude de l’émergence des subjectivités et des positionnements discursifs et méta-discursifs des enfants à propos du monde social qui les entoure et de leurs propres positions sociales, afin de questionner et d’apporter un éclairage nouveau sur la façon dont des rapports de pouvoir peuvent s’imbriquer, être construits, légitimés, ou remis en cause en discours, en ayant recours à des outils d’analyses proposés par l’anthropologie linguistique nord-américaine notamment.
Par ailleurs, cette recherche se base sur une enquête ethnographique à visée participative au sein de classes de cycle 3, qui se nourrit autant d’interactions entre enfants que d’observations contextualisées de pratiques langagières. Cela permettra de mieux saisir comment l’école participe à la construction ou à la déconstruction de ces inégalités, en faisant intervenir ce qui se produit entre les enfants et l’institution scolaire.

Thèmes de recherche
  • Anthropologie du langage
  • Socialisation langagière
  • Discours et subjectivité
  • Enfance et minorité
  • Domination adulte
  • Relations de pouvoir
Formation
  • Licence – Sciences du langage (Paris 5)
  • Master 1 – Langage, Langues, Textes et Sociétés (Paris 3)
  • Master 2 – Signes, Discours et Société (Paris 5)