Hugo Bret est doctorant en sociologie sous la direction d’Olivier Schwartz à l’Université Paris Descartes, CERLIS. Ses recherches portent sur les éboueurs parisiens et plus largement sur les classes populaires contemporaines.

Titre provisoire de la thèse  

Ouvriers du public, ouvriers des services. Enquête sur les éboueurs de la Ville de Paris

 

Projet de thèse  

 Cette recherche porte sur les éboueurs de la Ville de Paris. Elle part de trois constats. On observe d’abord une évolution dans la composition du groupe : les travailleurs saisonniers étrangers qui constituaient la majorité jusque dans les années 1970 deviennent minoritaires dès les années 1980 ; le métier devient par ailleurs ouvert aux femmes en 2002. Ensuite, les catégories populaires, dont sont généralement issus les éboueurs, sont traversées par des transformations majeures : processus de massification scolaire, de « désouvriérisation »... Enfin, les services de Propreté connaissent également des changements importants (politique de revalorisation du métier et des travailleurs, amélioration des conditions de travail, modernisation des services publics etc.). Dans le contexte actuel de chômage de masse et de précarisation de l’emploi, les priorités changent : le métier d’éboueur, ici bénéficiant d’un statut privilégié de l’emploi, attire désormais des personnes aux propriétés sociales qui semblent de plus en plus diverses. Ainsi, malgré des caractéristiques récurrentes relatives à ce type d’emploi (position de subalterne, « sale boulot », prédominance masculine, travailleurs issus des classes populaires etc.), des transformations affectent le travail et ceux qui l’accomplissent.

Qu’est-ce qu’exercer un travail dévalorisant de subalterne, de faire un « sale boulot » lorsqu’on est issu d’une génération de  la massification scolaire ? Quels sont les effets de ces transformations sur le travail, le rapport au métier, sur les manières de se l’approprier et de « faire face », sur les façons d’être éboueur aujourd’hui ? Il s’agira notamment de saisir toute la diversité d’un groupe qui semble de plus en plus hétérogène, mais aussi de parvenir à déterminer la spécificité de la position de ces ouvriers du public dans l’espace social. Centrée à la fois sur une sociologie du travail et des travailleurs, cette recherche propose ainsi plus largement de contribuer à une sociologie des classes populaires contemporaines.

Formation et titres universitaires  
  •  2012-2014 : Master 2 Sociologie d’Enquête, Parcours Travail, Université Paris Descartes.
  • 2012-2013 : Master 1 Sociologie d’Enquête, Parcours Travail, Université Paris Descartes.
  • 2009-2012 : Licence de Sciences Humaines et Sociales mention Sociologie, Université Paris Descartes.