Noam Alon va soutenir sa thèse de doctorat en muséologie, réalisée sous la direction de François Mairesse, et intitulée :
Expérimenter sous contrainte : l’impact des financements publics et privés sur les pratiques artistiques au Palais de Tokyo (2002-2022)
La soutenance aura lieu le lundi 24 novembre à 14h, à la Maison de la Recherche de la Sorbonne Nouvelle (4 rue des Irlandais, 75005 Paris), en salle Athéna.
Si vous souhaitez y assister, merci de bien vouloir vous inscrire sur ce lien.
Le jury sera composé de :
- Julie Bawin, Professeure, Université de Liège (Belgique)
- Jérôme Glicenstein, Professeur des universités, Université Paris 8 Vincennes–Saint-Denis
- Laurent Martin, Professeur des universités, Université Sorbonne Nouvelle – Paris 3
- Dominique Poulot, Professeur émérite, Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne
- Béatrice Salmon, Directrice du Centre national des arts plastiques (CNAP)
Résumé de la thèse :
Cette thèse de doctorat analyse le triangle relationnel entre artistes, commissaires et financeurs dans une institution d’art contemporain, en mobilisant les disciplines de la muséologie, de l’histoire de l’art et des sciences de l’information et de la communication. Elle prend pour cas d’étude principal le Palais de Tokyo, centre d’art contemporain français créé en 2002 qui, encore peu étudié, occupe pourtant une place centrale dans l’écosystème artistique national et international. La recherche examine ainsi l’évolution, vingt ans durant, de cet acteur majeur sur la scène globale à travers sa programmation, ses relations avec l’État et ses stratégies de ressources propres.
Le Palais de Tokyo est la première institution artistique en France à fonctionner sur un modèle économique mixte, financé pour moitié par l’autorité publique et pour moitié par d’autres recettes – billetterie, concessions, location d’espaces, mécénat ou partenariats. Partant de l’hypothèse que cette configuration influence les décisions curatoriales et le rapport avec les artistes, la thèse adopte une approche historique en s’appuyant sur des archives, des revues de presse et des entretiens semi-directifs. Elle établit d’abord la spécificité du modèle du centre d’art puis situe la création du Palais de Tokyo dans les dynamiques muséologiques et les politiques culturelles françaises.
En retraçant les enjeux majeurs des quatre mandats de direction entre 2002 et 2022, ce travail propose un bilan artistique, politique et économique du Palais de Tokyo, dont les enseignements éclairent plus largement la situation de l’ensemble des institutions culturelles confrontées au désengagement financier progressif de l’État.
