Reprise du séminaire DiscoursNet « Approches discursives en sciences sociales » co-organisé par Johannes Angermuller (Open University), Christine Barats (Cerlis, Paris Cité), Marc Glady (Paris-Dauphine), Luciana Radut-Gaghi (CY Cergy Université) le 6 novembre 2026 de 14h à 15h30, en visio, avec Noémie Trovato : Une analyse sémio-discursive du backlash de #MeToo sur les réseaux sociaux numériques : le cas du procès Depp v. Heard.
Les résumés et le lien en visio est transmis en amont des séances.
Les prochaines séances:
- 18 décembre 2026 – Marianne Doury : La clé argumentative. L’entrée dans les discours par l’argumentation
- 15 janvier 2027- Béatrice Turpin : De l’intime au politique : la valeur performative du témoignage
- 5 février 2027 – Ailin Nacucchio : Aborder le futur dans le discours
- 26 mars 2027- Dominique Maingueneau : Discours, langue et idéologie: la clarté du français
- 23 avril 2027 – Luciana Radut-Gaghi : Les appropriations discursives
- 28 mai 2027 – Frédérique Sitri : Réflexions sur le(s) pouvoir(s) du discours
- 18 juin 2027- Johannes Angermuller : Westernisme et néo-impérialisme: une analyse du discours de Poutine 2000-2026
Le Séminaire DiscourNet: https://discourseanalysis.net/SEMLANSOC/group
Les discours occupent une place centrale dans les sociétés contemporaines et constituent un point d’entrée de plus en plus reconnu dans les travaux en sciences sociales. Qu’ils soient étudiés comme symptôme des transformations socio-économiques et socio-politiques ou vus comme le coeur-même des processus sociaux à étudier, ils apparaissent comme un matériau essentiel de l’enquête en sciences sociales et en sciences humaines. Ils sont une ressource pertinente pour éclairer, dans une perspective foucaldienne, les pratiques de pouvoir ou, dans une perspective plus interactionnelle ou ethnométhodologique, la production et le maintien d’ordres sociaux situés. Dans les travaux les plus récents en sciences sociales, ils sont analysés afin de rendre compte de l’essor des acteurs « populistes » en politique et des « médias sociaux » en économie. L’échelle des situations prises en compte est très variable puisque par« discours », on entend aussi bien les débats publics que les échanges situés dans des contextes micro-sociaux : communications professionnelles, situations de formation, relation au guichet, etc.
Affirmer l’intérêt d’une “sociologie du langage” ne conduit pas seulement à reprendre et mettre en perspective les différents courants qui ont pu historiquement étudier les faits sociaux dans leur entremêlement avec le langage. Au delà de la présentation de ces travaux, le séminaire met l’accent sur les orientations de recherche contemporaines qui s’intéressent aux pratiques discursives dans différents mondes sociaux. Ces pratiques discursives sont intéressantes à étudier : elles donnent à voir les contraintes sociales et linguistiques qui pèsent sur les acteurs sociaux, ainsi que le rôle des contextes communicationnels dans lesquels ils évoluent ; elles montrent également les ressources sémiotiques que ces derniers mobilisent et agencent pour construire leurs relations sociales. Ces pratiques conduisent notamment les acteurs à se positionner les uns par rapport aux autres, dans des jeux de places, qui sont autant de versions du monde social que les acteurs tentent de faire exister. Soutenu par la revue Langage et société, ce séminaire prolonge le travail pluridisciplinaire sur la dimension langagière du social qui s’effectue à l’EHESS depuis 2013.
