Soutenance de la thèse de doctorat en sciences de l’éducation et de la formation d’Auriane Menestret intitulée: « Les ATSEM entre reconnaissance et violences ordinaires : des épreuves de professionnalité en école maternelle » réalisée sour la direction de ous la direction de Benjamin Moignard et Stéphanie Rubi, le mardi 16 décembre à 9h30 à l’Université Paris Cité (45 rue des Saints-Pères 75006 Paris) en salle Margaret Maruani (anciennement salle des thèses, accès par le cinquième étage du bâtiment Jacob).
Composition du jury:
- Benjamin Denecheau, Professeur des universités en Sciences de l’éducation, Paris-Est Créteil, Rapporteur & Examinateur
- Christophe Joigneaux, Professeur des universités en Sciences de l’éducation, Université de Lille, Rapporteur & Examinateur
- Rachel Gasparini, Professeure des universités en Sciences de l’éducation, Lyon2, Examinatrice
- Julien Netter, Professeur des universités en Sciences de l’éducation, Paris-Est Créteil, Examinateur
Résumé : Souvent invisibilisées, les ATSEM occupent pourtant une place centrale dans le fonctionnement de l’école maternelle. Cette thèse interroge les épreuves de professionnalité auxquelles elles sont confrontées et leurs conséquences sur le quotidien scolaire : organisation de l’école, quotidien des enfants et parfois émergence de formes de violence. S’appuyant sur les travaux de Barrère et Martuccelli, elle mobilise une méthodologie principalement qualitative : observations dans quatre écoles et entretiens menés auprès d’ATSEM, enseignants, directeurs et élèves et autres acteurs éducatifs.
L’analyse distingue des épreuves visibles et invisibles qui révèlent plusieurs enjeux majeurs : des tensions récurrentes entre enseignants et ATSEM dans un cadre sans hiérarchie formelle, un manque d’harmonisation nationale des missions, l’importance du rôle des politiques publiques dans la reconnaissance du métier, mais aussi l’impact des fragilités personnelles sur l’exercice professionnel. Ces épreuves, souvent épuisantes, alimentent diverses formes de violences scolaires, en particulier psychologiques et verbales.
Cette recherche contribue ainsi à rendre visible un métier encore trop relégué à l’arrière-plan et plaide pour une meilleure articulation entre politiques éducatives locales et nationales. Reconnaître pleinement les ATSEM, c’est investir dans un climat scolaire apaisé et un accueil de qualité pour les jeunes enfants.
Mots-clés : ATSEM, écoles maternelles, violences, épreuves, reconnaissance, relationnel
La soutenance sera suivie d’un moment de convivialité auquel vous êtes chaleureusement conviés. Merci de confirmer votre présence (auriane.menestret@hotmail.com).
