Le 27 novembre 2025 – Soutenance de thèse de Juan Garcia Rios

Soutenance de thèse de de doctorat en sociologie de Juan Garcia Rios intitulée « Cheminements et vécus en doctorat. Sociologie des parcours, socialisations, temporalités et rapports au travail scientifique » réalisée sous la direction d’Olivier Beraud Martin le jeudi 27 novembre à 13h30 à l’Université Paris Cité, (45 rue des Saints-Pères, 75006 Paris), en salle R229.

Composition du jury :

  • Olivier Beraud Martin, professeur des universités, Université Paris Cité, CERLIS (directeur de thèse)
  • Marianne Blanchard, maîtresse de conférences HDR, Université Toulouse – Jean Jaurès, CERTOP (rapportrice)
  • Diana Gómez Navas, professeure titulaire, Universidad Distrital de Bogotá (examinatrice)
  • Mathias Millet, professeur des universités, Université de Poitiers, GRESCO (rapporteur)
  • Delphine Serre, professeure des universités, Université Paris Cité, CERLIS (examinatrice).

La soutenance sera également accessible en visioconférence et sera suivie d’un moment de convivialité auquel vous êtes cordialement convié.e.s.

Pour assister à la soutenance ou obtenir le lien de connexion, merci d’en faire la demande à l’adresse suivante : juan.garcia-rios@etu.u-paris.fr

Présentation de la thèse:

Cette thèse propose une sociologie des doctorant.e.s et du doctorat en France à partir d’une enquête qualitative menée auprès de quarante doctorant.e.s en sociologie, économie, mathématiques et chimie, complétée par un questionnaire diffusé pendant la pandémie, cette thèse interroge ce que signifie aujourd’hui « faire un doctorat ». Elle retrace les parcours pré-doctoraux et les formes de socialisation scientifique qui conditionnent l’entrée en thèse, en distinguant trois configurations de parcours selon les capitaux accumulés et les temporalités de l’élaboration du choix doctoral. L’analyse du vécu doctoral au quotidien met en évidence deux logiques de travail scientifique : la logique « thèse sur projets », caractérisée par un fort ancrage collectif, une organisation contrainte par les temporalités des projets et une autonomie limitée par les cadres institutionnels ; et la logique « travail créateur », fondé sur une autonomie matérielle et intellectuelle plus large, un rapport plus personnel et continu à la thèse, et des temporalités souples mais précaires. Ces logiques (qui ne s’excluent pas mais se combinent parfois au sein d’un même parcours), traversées par les effets du genre, les conditions matérielles et les parcours, structurent différemment le rapport au travail scientifique et à l’après-thèse. Elles éclairent ainsi les inégalités de socialisation à la recherche et les tensions qui structurent aujourd’hui le monde de la recherche.